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Bâti sur un éperon rocheux surplombant la Vallée de la Creuse, le château de Boussac a connu une histoire mouvementée.
Les ouvrages militaires se sont succédés et le château actuel date en partie des XIIe, XIIIe et début XVe siècle.

Le Château de Boussac :

une découverte incontournable en Creuse

George Sand en tombant sous le charme du château de Boussac, l’un des plus beaux de Creuse, trouva l’inspiration pour son Roman « Jeanne ». Gardien d’un trésor insoupçonné, la romancière y découvrit la célèbre suite des 6 tapisseries flamandes de la Dame à la Licorne.

« il est irrégulier, gracieux et coquet dans sa simplicité » G.Sand

Revivez l’histoire du château de Boussac

Vue du balcon de Georges Sand - Château de Boussac

Ruiné lors de la Guerre de Cent Ans, rebâti, fortifié puis embelli, c’est le Maréchal Jean 1er de Brosse, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc qui le reconstruit et en a fait cet imposant édifice vers 1400 avant d’être mis à mal lors de la Révolution.

Les tapisseries de la Dame à la Licorne au château de Boussac

Cette série sera tissée au 15ème siècle à la demande d’une famille lyonnaise dans un atelier des Flandres.
Elle rejoindra le château de Boussac au cours du 18ème siècle lorsque les Rilhac en héritèrent. C’est ainsi qu’ils les firent transférer dans leur château à Boussac.

Cette suite des 6 tapisseries de la Dame à la Licorne est une allégorie des 5 sens, l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût et le toucher, magnifié par un 6ème sens, le cœur, identifié comme tel par le théologien Jean Gerson.

C’est cette 6ème tenture, une reproduction, qui trône dans la salle des gardes au château de Boussac.

Ornée de l’inscription « A mon seul désir » elle symbolise la générosité, la charité chrétienne, le cœur à l’état pur où siègent les passions et le désir, l’âme, la vie morale et le libre abrite. Si bien que l’on voit « la dame » se défaire du collier qu’elle portait sur les autres tapisseries pour le donner à sa servante.

6ème tenture de la suite des tapisseries de la Dame à la Licorne

George Sand, lors de ses séjours successifs au château découvrît l’existence de ces tapisseries dont elle était persuadée qu’elles avaient de la valeur.
Si bien qu’elle demanda à son amant Prosper Mérimée, de passage au château en 1841 et Inspecteur Général des Monuments Historiques, de les estimer.

Elles sortirent de l’anonymat et acquirent une réputation nationale ; elles trônèrent ainsi au Trocadéro lors de l’Exposition universelle de 1878.

La commune de Boussac acceptera en 1882 de céder les tapisseries à l’Etat pour la somme de 25000 francs.
Cette somme sera alors investi pour réaliser différents travaux dans la commune. Puis elles quitteront définitivement Boussac pour Paris et seront restaurées.

Après avoir séjourné plus de 2 siècles au château, l’ensemble des six tapisseries originales est aujourd’hui entreposé au musée de Cluny.

L’histoire du château de Boussac

Ornée des armoiries de Jean 1er de Brosse, la porte principale de la bâtisse témoigne de l’investissement du Maréchal. Et pour cause, détruit en partie par la Guerre de Cent Ans c’est lui qui en entreprit sa reconstruction vers 1400. 

Il quitta la famille du Maréchal à la fin du 16ème siècle après bon nombre de passations successives.

Henri III devient propriétaire du château à la mort de sa femme. Il le laissera à sa fille, Françoise de Lorraine (1592-1669) elle-même belle-fille d’Henri IV(1553-1610) et de Gabrielle d’Estrées (1573-1599).

En 1640, elle échange le château contre une terre de La Ville-aux-Clercs avec le secrétaire d’état Henri-Auguste de Loménie (1595-1666).

C’est en 1649 que le château rejoint la famille Rilhac, lors de son rachat par Jean de Rilhac, seigneur de Saint-Paul. Il restera dans la famille jusqu’en 1730. Ensuite la dernière fille de la lignée Françoise-Armande de Rilhac épouse Jean-Baptiste de Carbonnières. Ce sera leur petite fille Pauline (1774-1841) qui le vendit à la ville de Boussac en 1837.

Il accueillera dans un 1er temps le siège de la Sous-Préfecture la plus petite de France jusqu’en 1926. En second lieu il servira de bâtiment pour la gendarmerie et ce jusqu’en 1940. Et pour finir il servira d’annexe du champ de foire avant de tomber à l’abandon pendant 25 ans.  

Il sera alors racheté en 1965 et sauvé de la ruine par ses propriétaires dont Lucien Blondeau (1929-2016) et son épouse Bernadette n’auront eu qu’œuvre à restaurer, remeubler, décorer avec goût et grand soin.

Mme Blondeau

Une visite immersive dans l’antre des propriétaires

Habité, le Château de Boussac est un site majeur du tourisme en Creuse et un lieu de visite incontournable.

La visite de ce monument historique de quatre étages mènera le visiteur de salle en salle.
En passant par une cuisine d’époque à couper le souffle, composée d’ustensiles très rares ; une salle des gardes avec dallage d’époque, comme la plupart des pièces, des cheminées monumentales armoriées, des tapisseries…

Le 1er et le 2ème étages ont été aménagés au goût du 18ème siècle. Ci et là des collections originales composées de cannes, bénitiers, viennent enrichir les salons ornés de boiseries. Ces derniers agrémentés de meubles d’époque ou de tapisseries anciennes.  

Ouverture :

Des vacances de Pâques à celles de la Toussaint le château est ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h

Expos permanentes

Tapisseries anciennes et tapisseries de Dom Robert

Expos temporaires

Le château accueille chaque été une exposition de tapisseries contemporaines

Les tarifs en €
Adulte12
Enfant5
Groupe adulte 10
Individuel adulte12
Individuel enfant5

Comment venir ?